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Câble de recharge Type 2 : section, longueur et puissance réelle
16 ou 32 A, quelle section de conducteur, quelle longueur avant que la chute de tension ne morde, et ce qui bride vraiment la puissance de votre charge.
Sur cette page
- Qu'est-ce qui limite réellement la puissance de charge ?
- Qu'est-ce que le mode 3, et pourquoi le câble n'est-il pas un simple fil ?
- Quelle section de conducteur pour quelle intensité ?
- À partir de quelle longueur la chute de tension devient-elle un problème ?
- Quelle longueur de câble de charge prévoir ?
- Câble attaché ou borne à socle Type 2 ?
- Pour aller plus loin
- Questions fréquentes
Un câble Type 2 se choisit sur deux paramètres : l’ampérage — 16 A pour 3,7 kW, 32 A pour 7,4 kW en monophasé — et la longueur, 5 à 7 mètres suffisant presque toujours. Mais la puissance réelle d’une charge reste celle du plus petit des trois maillons : le câble, la borne et le chargeur embarqué.
Les repères du câble Type 2
- Les deux calibres normalisés
- 16 / 32 A
- La longueur qui couvre la plupart des cas
- 5–7 m
- Chute de tension maximale admise (NF C 15-100)
- 5 %
16 A pour 3,7 kW, 32 A pour 7,4 kW en monophasé.
Qu’est-ce qui limite réellement la puissance de charge ?
Le plus petit des trois maillons : le câble, la borne et le chargeur embarqué du véhicule. C’est la règle qui explique la quasi-totalité des déceptions, et elle ne souffre aucune exception.
| Borne | Câble | Chargeur embarqué | Puissance délivrée | Le maillon limitant |
|---|---|---|---|---|
| 7,4 kW (32 A) | 32 A | 7,4 kW | 7,4 kW | aucun |
| 7,4 kW (32 A) | 16 A | 7,4 kW | 3,7 kW | le câble |
| 7,4 kW (32 A) | 32 A | 3,7 kW | 3,7 kW | la voiture |
| 3,7 kW (16 A) | 32 A | 7,4 kW | 3,7 kW | la borne |
Puissances en kilowatts (kW), courant alternatif monophasé sous 230 V. Le chargeur embarqué est le convertisseur AC/DC du véhicule ; sa puissance est une caractéristique figée du modèle. La puissance délivrée est le minimum des trois colonnes précédentes.
Deux enseignements pratiques. Premièrement, surdimensionner le câble ne fait jamais charger plus vite : un câble 32 A sur une borne de 3,7 kW ne change rien. Deuxièmement, sous-dimensionner le câble est la seule erreur qui coûte de l’argent déjà dépensé : un câble 16 A divise par deux le débit d’une borne de 7,4 kW que vous avez payée. D’où la règle : le câble doit être au moins aussi capable que la borne et que la voiture.
Qu’est-ce que le mode 3, et pourquoi le câble n’est-il pas un simple fil ?
Parce qu’en mode 3, le câble porte un conducteur de dialogue en plus des conducteurs de puissance. La norme CEI 61851-1 définit quatre modes de charge conductive. Les prises domestiques et renforcées relèvent du mode 2 ; les bornes relèvent du mode 3.
Concrètement, un câble Type 2 n’est donc jamais une simple rallonge : il est assemblé et certifié avec ses connecteurs, et son calibre est inscrit dans une résistance codée que la borne lit au branchement. C’est ainsi qu’une borne de 32 A sait qu’elle ne doit pas dépasser 16 A sur un câble qui n’accepte que cela.
Quelle section de conducteur pour quelle intensité ?
Environ 2,5 mm² de cuivre pour 16 A et 6 mm² pour 32 A, mais c’est l’installateur qui calcule. La section d’un conducteur détermine à la fois l’échauffement qu’il supporte et la chute de tension qu’il provoque.
| Puissance de borne | Intensité | Section usuelle (cuivre) | Protection dédiée |
|---|---|---|---|
| 3,7 kW monophasé | 16 A | ~2,5 mm² | Disjoncteur + différentiel dédiés |
| 7,4 kW monophasé | 32 A | ~6 mm² | Disjoncteur + différentiel dédiés |
| 11 kW triphasé | 16 A par phase | ~2,5 mm² | Disjoncteur + différentiel dédiés |
| 22 kW triphasé | 32 A par phase | ~6 mm² | Disjoncteur + différentiel dédiés |
Sections en millimètres carrés (mm²) de cuivre, pour la LIGNE FIXE entre le tableau et la borne. Ces valeurs sont des ordres de grandeur courants : la section réglementaire dépend du mode de pose, de la température ambiante, du groupement de circuits et de la longueur, et se détermine selon la norme NF C 15-100 — c'est l'installateur qui la calcule, jamais un tableau générique. Le câble de charge, lui, est vendu assemblé et certifié : on choisit son calibre en ampères, pas sa section.
À partir de quelle longueur la chute de tension devient-elle un problème ?
Au-delà d’une quarantaine de mètres en 6 mm², pour une borne de 32 A. La norme NF C 15-100 limite la chute de tension à 5 % pour les usages autres que l’éclairage dans une installation alimentée par le réseau public basse tension. Au-delà, il faut augmenter la section.
Le calcul est simple et se fait devant vous. En monophasé, la chute de tension vaut ΔU = 2 × ρ × L × I ÷ S, où ρ ≈ 0,023 Ω·mm²/m pour le cuivre, L la longueur en mètres, I l’intensité en ampères et S la section en mm². Le facteur 2 vient de l’aller-retour phase-neutre.
| Longueur de la ligne | Section 6 mm² | Section 10 mm² |
|---|---|---|
| 10 m | 2,5 V — 1,1 % | 1,5 V — 0,6 % |
| 20 m | 4,9 V — 2,1 % | 2,9 V — 1,3 % |
| 30 m | 7,4 V — 3,2 % | 4,4 V — 1,9 % |
| 40 m | 9,8 V — 4,3 % | 5,9 V — 2,6 % |
| 50 m | 12,3 V — 5,3 % : dépasse la limite | 7,4 V — 3,2 % |
Calcul : ΔU = 2 × ρ × L × I ÷ S, avec ρ = 0,023 Ω·mm²/m (cuivre), I = 32 A. Pourcentage rapporté à 230 V. La norme NF C 15-100 admet au plus 5 % de chute de tension pour les usages autres que l'éclairage, dans une installation alimentée par le réseau public basse tension. Longueurs en aller simple, du tableau à la borne. Valeurs arrondies au dixième.
La lecture est nette : en 6 mm², une borne de 32 A tient jusqu’à une quarantaine de mètres ; au-delà, on passe à 10 mm². C’est le vrai arbitrage de longueur d’un projet — celui d’un garage détaché ou d’un portail éloigné — et il concerne la ligne, pas le câble de charge.
Quelle longueur de câble de charge prévoir ?
5 à 7 mètres couvrent la grande majorité des situations. Sur cette distance, la chute de tension est négligeable : le sujet n’est pas électrique, il est pratique. Le câble doit atteindre la trappe de charge sans tension ni grande boucle au sol.
Câble attaché ou borne à socle Type 2 ?
Câble attaché
Solidaire de la borne
- Toujours prêt : rien à sortir ni à ranger
- Pas d’oubli, pas de vol du câble
- Calibre garanti cohérent avec la borne
- Se remplace par un professionnel s’il est endommagé
Le plus confortable à domicile.
Borne à socle Type 2
Câble amovible
- Chaque conducteur apporte son propre câble
- Le même câble sert en itinérance sur les bornes publiques
- Se range dans le coffre
- À sortir et ranger à chaque charge
Indispensable en usage partagé.
Trois questions techniques, réglées
Un câble triphasé fonctionne-t-il sur une borne monophasée ?
Oui : il n’utilise alors qu’une seule phase, et la charge se déroule normalement. L’inverse n’est pas vrai — un câble monophasé sur une borne triphasée plafonne à la puissance d’une phase. Un câble triphasé 32 A est donc le choix le plus polyvalent, à condition d’accepter qu’il soit plus gros et plus raide.
Peut-on utiliser une rallonge entre la borne et le câble ?
Jamais. Une rallonge ajoute deux jeux de contacts et une section inconnue sur une liaison qui doit tenir 32 ampères pendant des heures, et rompt la continuité du conducteur de pilotage du mode 3. Si la distance est le problème, c’est la ligne fixe qu’il faut revoir, pas le câble.
Comment la borne sait-elle quel câble est branché ?
Par une résistance codée intégrée au connecteur, que la borne lit au branchement : elle y lit le calibre maximal admissible du câble et s’y tient. C’est ce mécanisme, prévu par la norme CEI 61851-1, qui empêche une borne de 32 A d’envoyer sa pleine puissance dans un câble de 16 A.
Pour aller plus loin
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Une borne dimensionnée, une ligne calculée
Le câble se choisit en cohérence avec la borne, le véhicule et la longueur de la ligne. Un installateur qualifié IRVE dimensionne l’ensemble — section, protections, phases, câble attaché ou socle — pour ne rien brider, et chiffre une pose nette, TVA à 5,5 % comprise.
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Questions fréquentes
Faut-il un câble Type 2 en 16 A ou 32 A ?
32 A dès que la borne et le véhicule dépassent 3,7 kW en monophasé ou 11 kW en triphasé ; 16 A suffit en deçà. Le câble doit être au moins aussi capable que les deux autres maillons : un câble 16 A divise par deux le débit d’une borne de 7,4 kW, tandis qu’un câble 32 A ne fait jamais charger plus vite une installation limitée.
Un câble plus puissant fait-il recharger plus vite ?
Non. La puissance de charge est celle du plus petit des trois maillons : le câble, la borne et le chargeur embarqué du véhicule. Un câble 32 A sur une borne de 3,7 kW ne change rien. Il garantit simplement de ne pas brider une installation plus puissante, aujourd’hui ou après un changement de voiture.
Quelle section de câble pour une borne de 7,4 kW ?
Environ 6 mm² de cuivre pour la ligne fixe entre le tableau et la borne, jusqu’à une quarantaine de mètres. Au-delà, on passe à 10 mm² pour rester sous les 5 % de chute de tension admis par la norme NF C 15-100. La section réglementaire dépend aussi du mode de pose et de la température ambiante : c’est l’installateur qui la calcule.
Quelle longueur de câble de recharge Type 2 faut-il ?
Le plus souvent 5 à 7 mètres, ce qui couvre la grande majorité des stationnements. Sur ces longueurs, la chute de tension est négligeable : le critère est pratique, pas électrique. Le câble doit atteindre la trappe de charge sans tension ni grande boucle au sol, et une borne bien placée permet souvent de s’en tenir à 5 m.
Qu’est-ce que le mode 3 pour un câble de recharge ?
C’est le mode de charge défini par la norme CEI 61851-1 dans lequel le véhicule est relié au réseau par un équipement fixe dédié, la borne. Le câble porte alors un conducteur de pilotage en plus des conducteurs de puissance : la borne annonce le courant disponible et la voiture ajuste. C’est ce dialogue qui rend possibles le délestage et la programmation en heures creuses.
Vaut-il mieux une borne à câble attaché ou à prise Type 2 ?
À domicile, sur une place privative, le câble attaché est le plus confortable et son calibre est cohérent avec la borne par construction. La borne à socle Type 2 s’impose dès que l’équipement est partagé — copropriété, entreprise, voirie — puisque chaque conducteur apporte alors son propre câble.