Transparence & confiance
Méthodologie et fraîcheur de nos données de recharge
D'où viennent nos données sur les bornes de recharge, comment nous les fiabilisons (déduplication, géolocalisation, recomptage) et à quelle fréquence nous les mettons à jour. Notre méthode, en toute transparence.
La donnée après fiabilisation
Données au 21.06.2026
- Points de charge nets
- 159 942
- Emplacements recomptés
- 34 631
- Communes équipées
- 11 181
Sur cette page
Nos pages locales affichent des chiffres précis : un nombre de points de charge, des puissances, des opérateurs, une carte. Pour qu’ils soient utiles, ils doivent être exacts, datés et vérifiables. Cette page explique d’où vient cette donnée, le travail que nous faisons pour la fiabiliser, et à quelle fréquence nous la rafraîchissons. Les chiffres ci-dessous décrivent notre dernier traitement, réalisé sur le jeu de données consolidé au 21 juin 2026.
D’où viennent nos données
Nous croisons trois sources publiques, toutes ouvertes et citables :
- Les bornes proviennent du fichier consolidé des bornes de recharge IRVE publié sur data.gouv.fr, au schéma IRVE statique d’Etalab. Ce fichier est lui-même un agrégat : sur notre dernier millésime, il rassemblait 2 642 ressources issues de 476 organisations différentes (opérateurs, collectivités, aménageurs). Cette diversité de producteurs explique l’hétérogénéité de qualité que nous corrigeons ensuite.
- Les communes (code INSEE, population municipale, département, région, coordonnées) viennent de l’API Découpage administratif, adossée au Code officiel géographique de l’INSEE.
- Les contours communaux, utilisés pour fiabiliser la géolocalisation, proviennent d’Admin Express de l’IGN.
Nous recoupons par ailleurs nos ordres de grandeur avec le baromètre de la mobilité électrique de l’Avere-France, qui fait référence sur le suivi du déploiement.
Comment nous fiabilisons la donnée
Le fichier source brut n’est pas exploitable tel quel. Un même point de charge y est souvent publié par plusieurs producteurs, la commune manque sur un tiers des lignes, et certaines puissances sont mal renseignées. Voici ce que notre traitement corrige, sur le millésime du 21 juin 2026.
Déduplication. Le fichier brut comptait 229 443 lignes. Après regroupement des doublons (un même point publié par plusieurs sources, dont nous gardons la version la plus récente), il reste 160 035 points de charge dédupliqués, soit 69 408 doublons retirés, près d’une ligne sur trois. Une dernière passe géométrique, décrite plus bas, écarte encore une centaine de points hors périmètre, pour aboutir aux 159 942 points de charge ouverts au public que totalisent nos pages.
Résolution de la commune. Le code INSEE de la commune était absent sur 52 206 lignes brutes, soit environ un tiers. Nous le reconstituons par une cascade de méthodes : code INSEE direct quand il existe (65,5 % des points), puis code postal, nom de commune confirmé par les coordonnées, et en dernier recours rattachement au plus proche centroïde communal. Environ 31 % des points ne sont résolus que par ce dernier procédé. Sur un échantillon contrôlable, le plus proche centroïde tombait sur la bonne commune dans 83,4 % des cas : pour sécuriser ces points près des limites communales, nous les repassons par une analyse géométrique contre les contours communaux de l’IGN avant de générer les pages.
Cette passe corrige les attributions erronées le long des frontières communales : elle retire à certaines communes une borne qui appartenait en réalité à leur voisine, et en attribue à d’autres. C’est elle qui ramène le compte des communes réellement équipées à 11 181, et c’est notre règle « zéro page mince » appliquée à la lettre : nous ne créons pas de page dédiée pour une commune dont l’unique borne se trouve, en fait, ailleurs.
Normalisation des opérateurs. Les noms d’opérateurs ne sont pas saisis de façon homogène d’une source à l’autre (par exemple IZIVIA et Izivia désignent le même réseau). Nous les ramenons à une forme canonique via une table de correspondance, pour ne jamais éclater un même opérateur en plusieurs lignes.
Recomptage des emplacements. Les identifiants de station du fichier source sont parfois sur-fragmentés : certains opérateurs attribuent un identifiant par point de charge, ce qui gonfle artificiellement le nombre de stations. Civaux, dans la Vienne, en est l’exemple type, avec 261 points de charge éclatés en autant d’identifiants alors qu’ils correspondent à quelques emplacements physiques. Pour l’affichage, nous privilégions donc le nombre de points de charge, et nous recomptons les emplacements par localisation plutôt que par identifiant brut.
Points de charge, stations, emplacements : ce que nous comptons
Trois notions sont souvent confondues, et nous tenons à être clairs sur ce que recouvre chaque chiffre :
- Le point de charge (PDC) est la prise à laquelle un véhicule se branche. C’est notre unité la plus fiable, et celle que nous mettons en avant. Au 21 juin 2026, nous en recensons 159 942 ouverts au public.
- L’emplacement regroupe plusieurs points de charge sur un même site physique. Le fichier source recense 51 440 stations au sens des identifiants d’itinérance, mais ce nombre est surévalué par la fragmentation décrite plus haut ; notre recomptage par site physique en donne 34 631. Le vrai nombre de stations se situe entre les deux, ce qui nous conduit à rester prudents sur l’emploi du mot station et à mettre en avant les points de charge et les emplacements.
- La commune est notre maille géographique. 11 181 communes comptent au moins une borne, soit près d’un tiers des communes françaises.
Densité par strate : pourquoi nous ne comparons pas à la moyenne nationale
Quand nous indiquons qu’une commune est bien ou peu équipée, nous ne la comparons jamais à la moyenne nationale brute (de l’ordre de 232 points de charge pour 100 000 habitants). Cette moyenne est tirée vers le haut par les grandes métropoles : la mesurer à un village donnerait un verdict faux. Nous comparons donc chaque commune aux autres communes de population comparable. Le verdict d’équipement est calculé à partir de cette comparaison par strate, jamais rédigé à la main.
Fraîcheur : à quelle fréquence nous mettons à jour
Chaque page affiche la date du jeu de données sur lequel elle s’appuie. Nous reconstruisons le site à partir de la source consolidée selon une cadence mensuelle et conditionnelle : nous ne régénérons que si la source a effectivement changé, pour ne pas simuler une fraîcheur artificielle.
Le traitement intègre des garde-fous : si le volume de points de charge chute de plus de 15 % d’un millésime à l’autre, la génération s’interrompt, le temps de vérifier que la baisse n’est pas due à une source corrompue. La date affichée, la date de dernière modification de la page et la date réelle de la donnée sont tenues cohérentes : nous préférons une donnée exacte et datée à une fausse impression de mise à jour permanente.
Signaler une erreur
La donnée IRVE évolue en continu et reste imparfaite à la source. Si vous constatez une borne manquante, fermée ou mal localisée sur l’une de nos pages, écrivez-nous via la page contact : nous vérifions et corrigeons au millésime suivant. Cet engagement de correction fait partie de notre méthode.
Pour comprendre qui nous sommes et comment nous travaillons, voir la page à propos.